Composer une setlist pour le culte du dimanche
Une bonne setlist, c’est plus que les bons chants le bon jour. Voici comment en construire une qui tienne le dimanche matin, avec ou sans application.
Dernière mise à jour : 2026-09-01
Qu’est-ce qu’une setlist ?
Une setlist, c’est l’ordre dans lequel tu joues : quels chants, dans quelle tonalité, avec quoi entre les deux. Pour un groupe sur scène, c’est une liste de morceaux. Pour un culte, c’est un peu plus, parce qu’il se passe entre les chants des choses qui ne sont pas des chants. Un accueil, une prière, la collecte, une lecture.
Le but n’est pas un beau document. Le but, c’est que personne n’ait à demander « on fait quoi maintenant ? » le dimanche matin, et que le musicien à côté de toi sache ce que tu sais.
Commence par le culte, pas par les chants
La tentation est de partir des chants qu’on aime et de les pousser ensuite dans un ordre. Ça marche rarement. Commence par ce que fait le culte : y a-t-il un thème, une lecture, un moment vers lequel il doit aller ?
Choisis ensuite les chants qui le servent. Un chant fort en lui-même mais qui dit la mauvaise chose à cet endroit rend le culte décousu. Deux chants qui font la même chose peuvent n’en faire qu’un. Et quatre chants bien faits valent presque toujours mieux que six à moitié.
Surveille les tonalités et les enchaînements
C’est la partie qui aide le plus et qu’on saute le plus souvent. Deux chants à la suite dans des tonalités éloignées, ça s’entend comme une secousse, surtout si tu enchaînes sans pause.
Mets les chants qui s’enchaînent dans la même tonalité, ou fais monter la tonalité par paliers au fil de la set. Décale un chant si la mélodie monte trop haut ou descend trop bas. L’assemblée chante plus bas qu’on ne le croit. Vérifie aussi si un guitariste doit changer d’instrument ou d’accordage. Si ça arrive trois fois, le problème est l’ordre et pas le guitariste.
Laisse de la place à ce qui n’est pas un chant
Une setlist qui ne contient que des chants laisse de côté la moitié du culte. Mets-y aussi l’accueil, la prière, la collecte et la lecture, à leur place. Ça prend deux minutes et ça évite l’erreur la plus fréquente : le groupe qui continue de jouer alors que quelqu’un se dirige vers le micro.
Note aussi qui fait quoi. « Prière, Anne » suffit. Dans Revigo, tu le fais avec des notes entre les chants, pour qu’elles soient dans la même liste que la musique et non dans un second document.
Assure-toi que tout le monde a la même liste
C’est là que ça déraille en pratique. Tu envoies la liste le samedi après-midi, quelque chose change le samedi soir, et le dimanche la moitié du groupe joue l’ancienne version. Ce n’est pas de la négligence de leur part : c’est la conséquence d’une liste envoyée comme un message au lieu d’être tenue comme une liste.
Quoi que tu utilises, fais en sorte qu’une seule version soit la bonne et que les modifications y arrivent. Revigo Équipe le fait automatiquement. Prépare une setlist et elle est chez chaque membre, et un changement du samedi soir circule tout seul. C’est la seule fonction payante de l’application. Le prix est sur la page des tarifs. Sans équipe, tu peux transmettre une setlist en fichier ou par Bluetooth, mais c’est toi qui restes responsable de la version.
Des annotations qui appartiennent à ce dimanche
Sur un chant que tu joues souvent, tu veux parfois noter quelque chose qui ne vaut que cette fois-ci : un couplet que tu sautes, un tempo à ralentir, une intro que le piano prend seul. Écris-le sur le chant lui-même et ce sera encore là dans trois mois.
Garde donc les deux séparés : ce qui appartient au chant, et ce qui appartient à cette setlist. Dans Revigo, les annotations appartiennent à la setlist, pour que tes marques du dimanche n’encombrent pas ta partition habituelle.
Ce dont tu as vraiment besoin le dimanche matin
Le matin même, tout tient en trois choses. Tu accèdes à tes chants sans les chercher. Ton écran ne s’éteint pas au milieu d’un couplet. Et tu ne dépends pas du wifi de la salle, parce qu’il n’y en a pas ou qu’il ne marche pas.
Imprime une version papier si tu ne fais pas confiance au reste. Ce n’est pas un conseil d’un autre temps, c’est une sauvegarde. Mettez-vous aussi d’accord sur qui mène la liste. Une personne qui annonce ce qui vient vaut mieux qu’une setlist parfaite que personne ne regarde.
Un exemple
Un culte du matin ordinaire, quatre chants, avec tout ce qu’il y a entre. Ce n’est pas une prescription, juste quelque chose dont s’écarter.
- Accueil, par Anne
- Chant 1 : ouverture en ré, solide, tout le monde le connaît
- Chant 2 : en ré, juste après, sans rien dire entre les deux
- Prière
- Chant 3 : en mi, plus calme, le piano commence seul
- Lecture
- Collecte, le groupe continue sur les derniers accords du chant 3
- Chant 4 : chant final, en mi, dernier couplet a cappella
